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Étabir des échanges durables entre des écoles primaires en Tanzanie accueillant des élèves handicapés physiques avec des écoles primaires en France
Achekaye kilema, hata kwao yupo

Celui qui se moque d’un handicapé en a un à la maison Proverbe swahili

Un engagement sans frontière autour du handicap

 

Depuis sa création il y a un peu plus d’un an,Cap’Ability, dont la mission est de sensibiliser les professionnels du tourisme à la clientèle handicapée, se veut aussi le témoin actif de la participation des personnes handicapées à la vie économique et sociale dans chacun des pays visités.


En tant que sa présidente, moi-même femme handicapée, je suis convaincue que le handicap est un vecteur privilégié d’échanges enrichissants et durables, qui trouve sa place tout naturellement dans une démarche de tourisme solidaire.

N’oublions jamais que nous sommes tous l’une des couleurs dans la palette des diversités accueillies sur notre planète.

La Tanzanie, première destination de cœur de cette jeune association, fut véritablement une révélation où hospitalité & sens du service ont été au cours d’un safari le rendez-vous de l’accessibilité.

Et de savoir qu’elle intègre dans le système scolaire ordinaire des enfants handicapés est pour Cap’Ability l’opportunité de réaffirmer les liens entre nos deux pays.


La Tanzanie : faire réussir nos enfants différents par l’école
Quand une société traduit la différence comme un handicap, souvent insurmontable, elle révèle sa difficulté à s’ouvrir sur chacun de ses membres et à accorder à chacun la place qui lui revient dans un ensemble harmonieux.

Lorsqu’elle décide, par contre, de considérer chaque citoyen, dès son  plus jeune âge, comme une personne humaine unique et riche de ses particularités, elle choisit le chemin plus exigeant mais aussi plus rassembleur qui consiste à placer chacun des artisans de l’action publique devant la nécessité d’apporter à chacun les moyens d’exercer pleinement sa différence.

Si la Tanzanie [1] s’est dotée d’écoles spéciales accueillant les enfants atteints d’un handicap mental, les enfants handicapés physiques suivent, quant à eux, leur scolarité primaire dans les mêmes écoles que les autres enfants tanzaniens. Les principales dépenses engagées pour leur scolarité sont assumées par l’État qui prend en charge les frais de pension, de scolarité, les dépenses médicales et les fournitures scolaires.

Ainsi l’école primaire Uhuru Mchanganyiko à Dar es Salaam [2] a été la première à accueillir des enfants handicapés.


Une attitude citoyenne pour une diversité culturelle
La place des jeunes handicapés dans les structures ordinaires n’est pas encore une démarche naturelle et nous nous devons d’aider notre société à atteindre un état de développement qui lui permette d’accepter tous ses membres. L’enjeu est fort : accepter la différence dans l’indifférence, bienveillante et attentive qui prévaut.

Je suis plus que convaincue, pour en avoir bénéficié quelques années  lorsque j’étais enfant, que la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés est la voie qui doit être privilégiée car c’est à l’école que tout commence !

Civisme, partage, acceptation de l’autre, de soi, confrontation, maturité, voici quelques uns des ingrédients qui font de chacun d’entre nous des adultes et des êtres responsables. Et les nombreuses expériences de par le monde montrent que les écoles ayant choisi cette solution se félicitent de l’évolution de leurs élèves et de leur enrichissement réciproque.

Il s’agit tout simplement de rendre la vie plus simple, plus ordinaire, plus en phase avec son temps, plus au contact de son environnement proche, au petit enfant différent dont son pays affirme qu’il a besoin de sa richesse et de son talent.

Si le thème de l’éducation à la citoyenneté a tant d’acuité dans le monde de l’école, c’est parce que l’explication d’une société nécessite une double démarche de la part des éducateurs : permettre aux nouvelles générations de comprendre l’héritage historique, mais surtout de les amener à y découvrir un sens qu’elles puissent s’approprier afin de déterminer leur propre chemin.

Bien que l’éducation soit majoritairement gratuite en Tanzanie, on  estime à environ 3.5 millions le nombre d’enfants qui ne sont pas scolarisés en partie pour des raisons économiques car les prix des manuels scolaires et des uniformes rendent la fréquentation des écoles extrêmement chère.

Un pays comme la Tanzanie qui a adopté depuis les années 2000 un programme [3] de développement du secteur de l’éducation axé notamment sur l’accès à l’éducation et l’équité en la matière ainsi qu’un programme complémentaire concernant l’éducation de base ayant pour objet notamment de réduire le taux d’abandon scolaire est un pays qui est en marche, en progrès et qui a compris qu’il n’est pas concevable qu’un individu ait besoin d’« intégrer » la communauté nationale sauf à en être étranger. Ses enfants, ses adolescents et ses adultes handicapés appartiennent pleinement à la communauté.

Depuis les années 2001, l’enseignement des langues vivantes dans  l’école primaire (de la grande section de l’école maternelle à la fin du cours moyen) a été introduit dans notre système éducatif français. Profiter du moment où les élèves sont encore réceptifs aux caractéristiques sonores des langues autres que leur langue maternelle mais surtout apprendre une langue vivante pour découvrir une culture, pour s’ouvrir aux autres.


Nos ambitions :
 

  • Jumelage d’écoles primaires : une école en France où l’anglais est enseigné avec une école en Tanzanie qui accueille un enfant handicapé. Encouragés dès le plus jeune âge à élaborer des projets en commun avec leurs camarades tanzaniens, les écoliers français seront d’autant plus enclins à poursuivre ce type d’échanges une fois parvenus au second degré puis aux études supérieures. Ex : les élèves peuvent aussi se mobiliser pour faire parvenir à leurs correspondants en Tanzanie du matériel pour enfant handicapé, des livres, etc.…communiquer via Internet est aussi l’apprentissage du multimédia (l’utilisation des nouvelles technologies de communication à l’école)
  • Renforcer les partenariats des écoles françaises avec les établissements scolaires des pays africains comme la Tanzanie
  • S’inscrire dans des programmes de francophonie [4] : Faire découvrir aux écoliers la richesse culturelle du monde et garantir la diffusion de la langue et la culture françaises dans l’espace = acheminer des manuels scolaires pour l’apprentissage de la langue française en Tanzanie (le prix des manuels étant particulièrement élevé ce qui constitue un frein à la scolarisation de tous comme déjà vu au dessus)
  • Participer à l’augmentation de la scolarisation des élèves handicapés en Tanzanie et notamment des filles  [5]
  • Réduire l’iniquité sociale : L’évidence montre qu’investir dans le développement de l’enfance attaque également certaines des causes de la pauvreté les plus difficiles à traiter. Les interventions de développement de l’enfance peuvent aider à réduire les inégalités sociales qui tirent leurs racines de la pauvreté en permettant de donner aux jeunes venant des milieux désavantageux un départ dans la vie et une base solide pour davantage d’instruction.


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[1] Dans les pays en développement, il est difficile aux enfants handicapés d’accéder à l’éducation et d’après l’UNESCO moins de 1% de ces enfants réussissent à entrer dans les systèmes éducatifs de ces pays

[2] Fondée en 1921, l’école primaire Uhuru Mchanganyiko est l’une des plus anciennes du pays et la première à accepter des enfants handicapés avec d’autres enfants, dans les cours et pour toutes les activités annexes

[3] « Vision pour le développement de la Tanzanie à l’horizon 2025 »

[4] La Tanzanie a reçu de la part de la France une enveloppe de 2,35 millions de dollars américains destinée à la promotion de l’enseignement du français dans le pays. Un accord sur la remise de ces fonds a été signé à Dar es Salaam par le ministre d’Etat français pour la Coopération et la Francophonie Alain Joyandet et le ministre tanzanien de l’Education de la Formation professionnelle Jumanne Maghembe. Cette somme est destinée à un plan d’action sur trois ans pour soutenir le développement en qualité et en quantité de l’enseignement du français dans des écoles primaires et les universités de Tanzanie. La Tanzanie, dont les langues officielles sont le swahili et l’anglais, a choisi le français comme matière spéciale dans les écoles. Le pays a décidé de donner des cours de français dans 400 écoles primaires en 2008 et actuellement, seuls 389 professeurs de français sont disponibles à ce niveau.

[5] Les avantages des interventions dès l’enfance sont particulièrement visibles pour les filles. Les taux d’inscription des filles sont inférieurs de moitié par rapport à ceux des garçons dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Les stratégies pour améliorer la participation des filles dans l’éducation comprennent l’octroi des bourses d’études ainsi qu’une attention à leur disposition d’aller à l’école primaire. Les programmes de l’enfance peuvent être d’un concours important en aidant à surmonter les barrières discriminatoires et les inégalités liées au sexe qui existent déjà au moment de la première entrée à l’école. (Source : Worldbank)

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